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EPS - Atelier Efficacité et Maitrise


ATELIER EFFICACITE et MAITRISE
STAGE USEP TDV septembre 99 Atelier géré par André Guignard – CPC EPS Crest


Efficacité

Objectifs visés :
Amener, par le ressenti, à la compréhension et l'utilisation rationnelle des développements.

1. Situations mises en place :
Stagiaires répartis par doublettes (A ; B)
A avec un vélo réglé «grand plateau, petit pignon »
B avec un vélo réglé « petit plateau, grand pignon »

Travail sur le plat ou léger faux-plat montant

1 ere situation : Course par doublette sur très courte distance (20 m)
2 eme situation : Course par doublette sur plus longue distance (100 m)

Analyse des résultats :
- Qui a gagné ? Pourquoi ?
Va inévitablement intervenir la notion d'efficacité par rapport au matériel utilisé.

Qu'entend-on par efficacité?
On s’accordera sur le principe que la notion d'efficacité est proche de la notion de facilité :
- choisir le développement (ou le braquet) pour être à l'aise dans la tâche demandée.

Qu'est-ce que le développement ?
-> C'est la distance parcourue en un tour de pédalier.

2. Activité (que l'on peut facilement conduire en technologie avec une classe) :
Chaque stagiaire mesure le développement qu'il a utilisé.
Prévoir des craies et un ou plusieurs décamètres. Noter les résultats obtenus.

Confrontation des résultats :
- Pourquoi des développements aussi différents ?
------ > A cause du braquet utilisé : rapport entre le plateau et le pignon.

Illustration : Avec un vélo sur présentoir, montrer la différence de réaction de la roue arrière suivant le braquet utilisé.

3. Activité :
Chaque stagiaire détermine le braquet qu'il a utilisé en comptant les dents.

Confrontation des résultats, mise en relation des braquets et des développements.
Attention ! Des braquets identiques peuvent générer des développements différents.
-- > Incidence du diamètre de la roue (vélo de route : 700 – VTT : souvent 650)

4. Activité :
Chaque stagiaire calcule son développement

Développement = Circonférence de la roue x braquet
(Diamètre x 3,14) x (Nb de dents du plateau : Nb de dents du pignon)
Exemples :
* Roue de 700 (0,70 m) Braquet: 52 / 13 (plateau : 52 dents – pignon : 13 dents)
Développement = (0,70 x 3, 14) x ( 52 : 13 )
2, 198 x 4 = 8, 792 m
* Roue de 700 Braquet: 40 / 20 (plateau : 40 dents – pignon : 20 dents)
Développement = (0, 70 x 3,14) x ( 40 : 20 )
2,198 x 2 = 4, 396m

On constate donc que plus le braquet est grand, plus la distance parcourue en 1 tour de pédalier est grande... MAIS plus l'effort à fournir est grand !!!!
Exemple : Pour gravir une côte de 100 m
avec un développement de 8,792 m (52 / 13) il faut : 100 : 8,792 = 11 tours de pédalier
avec un développement de 4,396 m (42 / 21) il faut : 100 : 4,936 = 22 tours de pédalier
En utilisant le petit braquet, on fait 2 fois plus de tours de pédalier pour le même travail, on aura donc 2 fois moins de peine pour chaque tour. (La réalité n'est pas aussi mathématique)

5. Activité :
Combien de développements différents (c'est ce qu'on appelle communément les «vitesses») avez-vous sur votre vélo?

En théorie : Nombre de vitesses = Nombre de plateaux x Nombre de pignons
En pratique : Certaines associations donnent le même braquet
Exemple : 52 / 26 --------- > braquet = 2
42 / 21 -------- > braquet = 2
De plus, certaines associations sont inappropriées au cause du "croisement" de la chaîne : une chaîne qui croise a un mauvais rendement !!
On choisira 42 / 21 plutôt que 52 / 26. Ces 2 braquets donnent le même développement.

Application :
Expérimenter plusieurs braquets pour trouver celui le mieux adapté à cette côte.


6. Réflexion sur des activités possibles pour que les enfants s’approprient la manipulation des vitesses :
- Rouler et passer successivement toutes les vitesses pour voir ce qui se passe
- Trouver le nombre idéal de tours de pédalier à la minute
- Essayer de garder ce rythme quel que soit le profil du terrain en jouant sur les vitesse
- Trouver le bon braquet pour :
- gravir une côte avec la vitesse la plus lente possible
- gravir une côte debout sur les pédales (en danseuse)
- gravir une côte en restant assis sur la selle
- Observer une côte, prévoir un braquet et essayer de la gravir sans s'arrêter
- Prendre l'habitude de changer les vitesses au bon moment : toujours avant que ça devienne trop difficile.



Maitrise de l'engin - Habiletés motrices


Cette phase est indispensable avant d'entreprendre une sortie sur la voie publique, en effet s'il est rare que des enfants de cycle 3 ne sachent pas du tout rouler à vélo, nombre d'entre eux ne maîtrisent pas suffisamment l'engin pour anticiper sur les dangers de la route et s'intégrer au fonctionnement requis par le déplacement d'un groupe-classe.

Il est donc important d'amener les élèves à une maîtrise suffisante afin de prendre des informations sur le milieu environnant et d'adapter son comportement à la situation et aux actions des autres.

Pour cela un cycle de travail dans la cour de l'école et portant sur ces objectifs sera entrepris.

Si les situations de gymkhanas avec parcours utilisant du matériel sont relativement connues, les situations plus complexes de maîtrise de l'engin avec gestion de l'information et prise en compte de l'autre le sont peut-être moins.

Nous vous présentons ici certaines de ces situations :

* La classe entière sur grand terrain (les limites de la cour ou plateau de sport) se déplace à vélo sans consignes particulières hormis celles de ne jamais se toucher et de ne pas tous se déplacer dans le même sens.

Les enfants devront mettre en oeuvre des ressources dans le domaine de la prise d'informations, pour savoir où se trouvent les autres, et être capable de les éviter en accélérant, freinant, virant...

Si l'on utilise la variable de l'espace en réduisant le terrain .(des cônes font l'affaire), on multiplie les informations à gérer, leur fréquence et les prises de décisions.

De même si l'on demande d'accélérer l'allure, ou de ralentir celle-ci.

* La réaction à un signal donné permet de travailler le freinage et à nouveau la prise d'information.

Le maître en se déplaçant au milieu des élèves en mouvement, donne un signal d'arrêt. Ce signal peut être auditif, en variant les formes et l'intensité, ou visuel.

Dans ce cas il lève un bras ou fait un autre signe qui oblige l'enfant à se tourner vers le maître tout en maîtrisant son déplacement.

On peut également lancer un objet en l'air (balle ou foulard) l'arrêt se faisant au moment précis ou l'objet touche le sol. Un avion de papier par l'imprévisibilité de sa trajectoire peut encore accroître la difficulté.

En utilisant un plateau de sport avec ses tracés ou en dessinant soi-même des lignes au sol, on peut donner comme consigne de suivre exactement celles-ci, avec ou sans possibilités de se croiser.

* Outre les qualités d'équilibre et de conduite requises, on développera, particulièrement dans la variable «sans possibilité de croisement», la prise d'information et l'anticipation. L'enfant devant lever le regard pour savoir où sont les autres, où ils vont et prendre la décision d'itinéraire qui s'impose.

Cette prise d'information nécessite de se libérer de la conduite pure de l'engin et de lever le regard.

En plaçant les élèves par binômes, le premier décidant du déplacement, le second ayant pour tâche de le suivre, on les place dans cette situation.

Le premier peut également lever rapidement une main en montrant un certain nombre de doigts et le second, dire ce nombre.

Si c'est le second qui montre ce nombre, il doit précédemment l'annoncer en émettant un signal sonore (ex : «top !») le premier devant alors chercher l'information dans l'espace arrière.

Pour toutes ces situations veiller au changement de rôle.

*Une autre capacité à développer sera de maîtriser la conduite à une main permettant ainsi, sur la route, d'annoncer les changements de direction sans se mettre en danger.

Dans un espace limité chaque enfant doit toucher la main de celui qui le croise, on voit alors également apparaître des «changements de main».

Une difficulté supplémentaire sera apportée par la passation de foulards ou de petite balles.

Dans le même ordre d'idée, un chef d'orchestre-enfant cornmandera, en montrant l'exemple, de lever un bras, une jambe...

*La prise en compte de l'autre, la coopération, si elles sont présentes dans les situations précédentes, peuvent être travaillées plus particulièrement.

Par binômes les enfants se déplacent librement en se donnant la main, la tâche est réussie lorsqu'à la fin du temps donné ils ne se sont pas lâcher (veiller à changer de côté).

Une cordelette peut également être passée dans la ceinture des deux enfants, si la distance devient trop importante celle-ci se détache. La difficulté est ici plus grande car si l'on dispose des deux mains, il n'y a plus d'information passant par le toucher. Il faut alors adapter parfaitement sa vitesse et ses changements de direction à son partenaire.

Après des déplacements libres on pourra aussi imposer un parcours.




Mise en situation des stagiaires de gestion de groupes


Après les apports théoriques sur : « comment organiser sa classe sur la route », concernant :
-les trios,,
-les distances à respecter entre les cyclistes, les trios et les groupes
-la gestion de la sécurité sur les routes à grande circulation et sur les routes étroites, aux carrefours dangereux et sur les giratoires, dans les montées et dans les descentes,
-l'encadrement, et sa place dans le groupe
-le rôle du maître et celui des accompagnateurs,
L'ensemble des stagiaires devait effectuer une sortie dans les environs de BUIS-LES-BARONNIES, départ et retour au centre d'accueil.

Le circuit choisi par l'équipe d'encadrement comportait un maximum de difficultés :

-circulation en ville,
-déplacement sur route étroite avec peu de visibilité (nombreux virages), des petites montées et des petites descentes,
-tourner à gauche pour entrer sur une route à grande circulation,
-rouler sur une route étroite se terminant par un stop en bas d'un pente avec des gravillons et débouchant dans un virage d'une route à grande circulation, sans aucune visibilité, ni à droite, ni à gauche (la direction à suivre).

Le circuit est de 12 km environ. Il est prévu qu'il soit effectué en 1 heure, 1 heure 15.

Deux membres de l'encadrement observent les stagiaires :
-au départ
-lors des arrêts pour changer de rôles
-sur le respect des consignes sur la route
-sur la façon de résoudre les problèmes liés à la sécurité,
en suivant, en voiture, en dépassant les groupes, en s'arrêtant aux points stratégiques, hors de la chaussée et quelquefois hors de vue des cyclistes.

Matériel :

-tous les stagiaires ont un vélo
-tous les stagiaires portent un casque
-les accompagnateurs ont une chasuble orange
-le maitre porte un « harnais » fluo
-tous les responsables ont l'organigramme de la sortie.

Remarque : les photocopies de cartes sont INTERDITES par la loi : les parcours proposés doivent être schématisés et expliqués.


Commentaires des stagiaires après la mise en situation :

Prise de conscience des problèmes posés à l'encadrement d' une sortie à vélo.
-Il faut compter sur des accompagnateurs efficaces qui maîtrisent leur groupe : nécessité pour un accompagnateur d'avoir toujours les mêmes enfants.
-Pour donner des départs aux croisements dangereux, il faut des injonctions précises, nettes. Il faut encourager la fluidité.
-Les groupes n'étaient pas tous au même rythme.
-En permanence, il faut un adulte à vélo derrière.
-L'accompagnateur responsable de 2 trios doit s'assurer de ce qui est devant et derrière: difficile.
-Les accompagnateurs doivent savoir où ils sont les plus utiles.
-Les arrêts : difficiles lorsqu'ils sont prévus, mais sécurisant pour voir toute la classe. Ils permettent de discuter des consignes minimum de fonctionnement.
-Une difficulté importante : la méconnaissance de l'itinéraire : il est très important de reconnaître le parcours avant.
-Un compteur kilométrique peut être une aide appréciable.
-Le plus dur a été de jouer « son » rôle.
-Il est nécessaire d'avoir des consignes gestuelles (codification) pour communiquer.


Date de création : 02/04/2007 @ 15:32
Dernière modification : 17/04/2007 @ 11:11
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